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Ecole des Mamans, supportée par Texaf

 

Depuis quelques années, Texaf apporte un soutien logistique et financier aux activités développées par Béatrice et Pierre-Albert Nguelielé à Lodja et dans la région du Sankuru.

Cette région, exactement au centre du pays, est une des plus isolées du Congo : pas d’électricité, pas d’eau courante, une dizaine de véhicules, un seul mat de GSM pour une ville de 600.000 habitants et sa région de 100.000 km2.  
Béatrice a créé des écoles gardienne, primaire et pour les mamans dans des bâtiments appartenant au groupe.  Pierre-Albert développe des champs-témoins de cultures vivrières dans plusieurs villages. En tant que pasteur et président de la société civile, il a aussi l’autorité pour régler des conflits et prévenir de nombreux abus de pouvoir.


Fin 2011, Philippe Croonenberghs, Jean-Philippe Waterschoot et Christophe Evers s’étaient rendu sur place pour se rendre compte du travail de Béatrice et Pierre-Albert et pour rencontrer les associations paysannes. L’objectif était de déterminer s’il serait possible d’apporter utilement un encadrement agronomique à des associations bien organisées.


C’est ainsi que les premiers contacts ont été pris avec l’Association d’Exploitation artisanale des Hévéas de Lokoha, qui regroupe les saigneurs d`hévéas dans une grande zone située entre 100 et 200 km au nord de Lodja.  Ces plantations villageoises n’étaient plus exploitées depuis des dizaines d’années faute d’encadrement, d’acheteurs et de voies d’évacuation, privant toute cette population de revenus monétaires.  La demande des paysans était donc claire : formation, matériel et achat de leur caoutchouc.

Au courant de l’année 2012, le projet s’est mis en place : le groupe Texaf a acheté du matériel pour les saigneurs, engagé un ingénieur agronome en chef et deux adjoints et même pris en location-gérance la station agronomique de Mukumari. Cette station, localisée au cœur de la zone des hévéas, appartient à l’Institut National d’Etudes et de Recherches Agronomiques mais était délaissée depuis des décennies : elle est maintenant la base du groupe dans la région et le centre de formation des saigneurs.  Depuis l’installation de panneaux solaires et d’une liaison internet par satellite, elle est aussi le lien de cette région forestière avec le reste du monde.

En novembre 2012, Jean-Philippe Waterschoot et Christophe Evers sont retournés dans le Sankuru pour lancer officiellement la coopération avec les saigneurs et démarrer la production de caoutchouc.  Ils se sont installés dans la station de Mukumari et ont visité plusieurs villages de producteurs.  Le partenariat entre Texaf et les villages a été scellé par une cérémonie avec les chefs coutumiers et de nombreux cadeaux : lances, chèvres, poules, singe, porc-épic ….   Ils ont également parcouru 700 km de pistes pour reconnaître l’état des routes, des ponts et du beach pour les barges. 

Depuis lors, les premiers lots de caoutchouc ont été achetés aux paysans et vendus sur le marché international, relançant par là même un embryon d’économie locale.  En 2013, ce projet devra d’une part trouver son équilibre financier et d’autre part s’associer avec des ONG et des bailleurs de fonds pour le compléter par des volets d’éducation, de santé, de lutte contre la malnutrition et de protection de la forêt dans cette zone oubliée mais critique pour la lutte contre le réchauffement climatique.