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Chaîne de l'Espoir

Le Groupe TEXAF soutient maintenant depuis plusieurs années l’Asbl « CHIRPA », dont les membres se mobilisent pour redévelopper en République Démocratique du Congo une capacité locale à prendre en charge toutes les pathologies de l’enfant qui nécessitent une intervention médico-chirurgicale spécialisée, ne pouvant se réaliser que dans un environnement sanitaire aux normes d’hygiène et de sécurité strictes.

Par exemple : certaines chirurgies orthopédiques, notamment localisées à la colonne vertébrale (ex : scoliose) ; la chirurgie cardio-vasculaire ; certaines chirurgies digestives et urologiques (malformations essentiellement) ; la neurochirurgie ; ou encore certaines chirurgies réparatrices (notamment pour les grands brûlés).

Les patients nécessitant ces types de chirurgie sont des enfants souffrant de malformations diverses à la naissance mais aussi tous ceux qui, par exemple, ont été brûlés lors d’accidents domestiques (fréquent : enfant brûlé par les cuissons sur les pierres, réchauds à gaz ou sur le feu),  les enfants ayant subi un traumatisme suite à un accident de la route, les enfants atteints de tumeurs, les enfants mordus par un serpent très venimeux.

Pour ce qui ne concerne que les malformations, les études de l’OMS estiment que plus de 100.000 enfants par an en RDC en sont atteints (dont une majorité de cardiaques : 1% des naissances vivantes) : elles entraînent une invalidité sévère, et 25 000 d’entre eux en meurent chaque année.

Il est important de noter aussi que les chirurgies évoquées, dites « lourdes et complexes », nécessitent un suivi extrêmement rigoureux dans une unité de soins intensifs (USI) performante (il n’existe plus de réanimation pédiatrique de ce type à Kinshasa). Ces USI sont également indispensables pour soigner les enfants souffrant d’infections majeures, comme par exemple  celles contractées suite à une pneumonie, une septicémie, une méningite, une péritonite ou encore les enfants en état de coma ou pré-coma suite à une malaria ou une déshydratation sévère.

Les infrastructures de soins de santé de la R.D.Congo ne peuvent plus prendre ces patients en charge :
Il n’existe à Kinshasa qu’un Centre Privé d’Urgence qui soit capable de stabiliser un patient souffrant des pathologies évoquées plus haut dans une USI performante, avant d’éventuellement l’envoyer à l’étranger pour une intervention chirurgicale spécialisée. Ce CPU est inaccessible financièrement à l’immense majorité de la population.

La politique de formation et l’état des infrastructures de soins publiques congolaises se sont peu à peu dégradés faute d’investissement, la baisse des financements publics n’ayant pas été compensée par d’autres financements. L’aide extérieure consacrée à la santé a certes augmenté depuis 2001, mais elle est  en grande partie destinée aux programmes verticaux (lutte sélective contre les maladies infectieuses ou épidémiques) : Fonds Mondial de lutte contre le Paludisme, le VIH/SIDA et la Tuberculose, Multi Country Aids Program,…

En conséquence, toute une série de chirurgies pédiatriques spécialisées ne sont plus praticables ni pratiquées en R.D.Congo, et cela essentiellement pour des raisons techniques (matériel, équipement et « technicité » des interventions) et à cause de l’environnement sanitaire très précaire  (conditions d’hygiène et de sécurité ne présentant pas un niveau suffisamment strict pour éviter les risques d’infection élevés des patients).

Cette réalité a pour conséquence directe une perte des savoir-faire du personnel médical et paramédical congolais exerçant dans le pays. Même si certains d’entres eux ont pu suivre une formation spécialisée théorique et/ou pratique (à l’étranger) adéquate pour la prise en charge de toute une série de pathologies, ils ne peuvent plus exercer leur savoir-faire depuis plusieurs dizaines d’années dans certains domaines de chirurgie.

Concernant le projet « CHIRPA » (Chirurgie Pédiatrique en Afrique), l’année 2012 a essentiellement été consacrée à des activités visant à contribuer à la remise à niveau de l’infrastructure et des plateaux techniques de la Clinique Ngaliema, partenaire-bénéficiaire du programme de CHIRPA Asbl : un appui technique a été dispensé toute l’année à la Clinique pour entre autres :

  • l’accompagner dans une série de démarches techniques complémentaires à la construction d’une unité de chirurgie et réanimation pédiatriques (validation des plans, établissement d’une liste de référence pour l’équipement,…). Cette unité est construite sur financement du Gouvernement congolais : celui-ci a été libéré quelques années après l’introduction d’une demande effectuée en 2007 par les membres de CHIRPA Asbl, qui suivent le dossier jusqu’à aujourd’hui ;
  • effectuer des recherches de fonds notamment pour réhabiliter le site (eau, électricité, oxygène, incinération des déchets) et renforcer le plateau technique (équipement) : une convention de financement a été signée à cet effet entre l’État congolais et l’Agence Française de Développement le 18 février 2012, et CHIRPA Asbl est désigné comme étant l’appui technique à la maîtrise d’ouvrage ;
  • l’assister dans les démarches administratives et légales relatives au dispositif de mise en œuvre dudit projet ;
  • démarrer une consultation d’écho-cardiologie pédiatrique (don d’un échographe + matériel informatique), assurée par deux cardiopédiatres formés récemment à l’hôpital Saint-Luc à Bruxelles.

Parmi les autres activités et de l’année 2012, on peut également citer :

  • la tenue d’une mission d’urologie pédiatrique par les Chaîne de l’Espoir (membres CHIRPA Asbl) en mars : 11 enfants ont été opérés et les pathologies ciblées étaient des malformations au niveau du petit bassin, des malformations anatomiques du système urinaire et une ablation de tumeur ;
  • à l’occasion de cette mission, de l’équipement médical (pour la réanimation et la chirurgie urologique) a pu être acheminé et a fait l’objet d’un don à la Clinique ;
  • la sensibilisation et la récolte de fonds auprès du secteur privé de la place, qui permettra le financement :
    • d’équipement médical nécessaire au bon fonctionnement de la future unité de chirurgie et réanimation pédiatrique ;
    • d’un fonds social visant à apporter de l’aide financière aux patients les plus démunis, afin qu’ils aient accès aux soins qui y seront prodigués.
    • L’année 2013 sera consacrée au démarrage des gros travaux sur le site ainsi qu’au démarrage des formations qualifiantes et de spécialisation de l’équipe pluridisciplinaire médicale locale.

 

www.chirpa.org